| Points clés | Détails à retenir |
|---|---|
| 🤱 Causes fréquentes | Comprendre pourquoi les coliques surviennent chez les bébés |
| 💊 Remèdes pratiques | Découvrir les solutions efficaces et naturelles |
| 🤔 Savoir réagir | Mieux identifier les symptômes pour agir rapidement |
| 🩺 Quand consulter | Reconnaître le moment où demander un avis médical |
Pour de nombreux parents, trouver un colique bébé remède adapté devient vite une priorité face aux pleurs inconsolables. Cet article explore les principales solutions pour aider votre enfant, tout en vous guidant pas à pas vers des gestes simples et efficaces.
Les coliques du nourrisson représentent une préoccupation fréquente des parents : elles se manifestent par des pleurs intenses et prolongés, liés à l’immaturité digestive du bébé. Fort heureusement, plusieurs remèdes naturels et gestes simples permettent de soulager rapidement votre enfant dans la majorité des cas.
Ce qu’il faut retenir : Pour apaiser une colique bébé, privilégiez des remèdes naturels comme le massage du ventre, les positions anti-colique ou la chaleur douce. Consultez un professionnel si les symptômes persistent, s’aggravent, ou s’accompagnent d’autres signes inquiétants.
Comment reconnaître une colique chez le nourrisson ?
Les coliques du nourrisson touchent environ 20 à 40 % des bébés dans leurs trois premiers mois de vie (HAS). Un bébé souffrant de coliques pleure de façon intense, inconsolable, souvent en fin de journée ou après le repas, sans raison médicale apparente. Les pleurs peuvent durer plus de trois heures par jour, sur plus de trois jours d’affilée, selon la fameuse « règle de trois ».
- Le visage du nourrisson devient rouge et crispé
- Il replie ses jambes sur son ventre
- Le ventre semble dur, parfois ballonné
- Les mains sont serrées
- Aucune position ni tétée ne parvient à le consoler
Ce tableau peut inquiéter, mais il est caractéristique des coliques et ne doit pas être confondu avec un trouble plus grave. Cependant, soyez attentif : si votre bébé présente de la fièvre, des vomissements importants, un refus de s’alimenter ou des selles anormales, cela peut indiquer une autre pathologie nécessitant une consultation médicale urgente.
Quelles sont les causes des coliques du bébé ?
Les causes exactes des coliques restent encore incertaines en 2026, bien que plusieurs facteurs soient incriminés par la recherche et la pratique clinique :
- Immaturité du système digestif : le transit intestinal du bébé n’est pas encore totalement opérationnel.
- Ingestion d’air : lors de la tétée ou du biberon, le bébé avale de l’air, provoquant des gaz ou des ballonnements.
- Intolérances alimentaires : une hypersensibilité aux protéines de lait de vache peut aggraver les symptômes, même si cette cause ne concerne qu’environ 5% des nourrissons.
- Microbiote intestinal : l’équilibre bactérien du tube digestif du bébé se met progressivement en place ; un déséquilibre peut favoriser la survenue des coliques.
- Stimulation excessive ou stress : certains bébés sont très sensibles à leur environnement, ce qui peut amplifier leur inconfort digestif.
À titre personnel, j’ai observé que de nombreux parents s’inquiètent de leur alimentation maternelle lorsqu’ils allaitent. Pourtant, à ce jour, aucun aliment spécifique n’a été clairement identifié comme cause directe de coliques chez le bébé allaité (hors allergie particulière confirmée). Cela rassure souvent les familles angoissées.
Quels remèdes naturels et gestes quotidiens soulagent efficacement les coliques ?
Avant toute chose, il est important de rappeler que les coliques du nourrisson sont bénignes et disparaissent spontanément après le troisième ou quatrième mois. Voici les remèdes naturels et astuces qui font consensus parmi les professionnels de santé en 2026 :
- Massages doux du ventre : Effectuez des mouvements circulaires dans le sens des aiguilles d’une montre, afin de faciliter l’évacuation des gaz. Les massages ont prouvé leur efficacité pour apaiser jusqu’à 70% des nourrissons coliqués (source : Société Française de Pédiatrie).
- Position anti-colique : Portez votre bébé sur votre avant-bras, ventre contre votre bras, tête dans le creux du coude et jambes libres. Cette attitude exerce une pression douce sur l’abdomen.
- Bain tiède : La chaleur détend les muscles abdominaux et favorise la relaxation. Préférez une eau à environ 37°C, pour un bain de 10 minutes maximum.
- Bouillotte ou coussin chauffant spécial bébé : Placez-le (jamais trop chaud!) sur le ventre, hors des repas et sous supervision constante.
- Portage physiologique : En écharpe ou porte-bébé adapté, le portage vertical ou contre vous rassure l’enfant et soulage parfois instantanément ses pleurs.
- Rythme calme : Espacez les stimulations, privilégiez les ambiances feutrées et rassurantes. Les bras, la voix et la présence sont vos meilleurs alliés.
J’ai aussi remarqué des parents soulagés par l’application d’un lange tiède ou par la berceuse favorite du bébé — c’est parfois la combinaison de plusieurs petits gestes qui change tout.
| Remède | Efficacité observée | Précautions |
|---|---|---|
| Massage du ventre | Très bonne, soulage rapidement la majorité des coliques | À réaliser doucement, jamais sur un ventre tendu ou si bébé refuse le contact |
| Position anti-colique | Efficace, surtout pendant et juste après les pleurs | Bien soutenir la tête, sous surveillance constante |
| Bain tiède | Apaisement notable, surtout en période de crise | Temperature contrôlée, ne pas dépasser 10-15 minutes |
| Bouillotte adaptée | Bonne en complément du massage | Vérifier la température, jamais en contact direct avec la peau |
| Portage physiologique | Très apprécié, effet sécurisant pour bébé | Choisir un modèle homologué, respect du portage correct |
Certains parents évoquent aussi l’utilisation de tisanes de fenouil : selon les recommandations actuelles en France, il est déconseillé d’en donner avant 4 mois, et uniquement sur avis médical (la composition, le dosage et la qualité étant très variables). On constate aussi que le recours aux probiotiques gagne du terrain — ce sujet est développé dans la section suivante.
Existe-t-il des remèdes médicaux ou des traitements conseillés ?
Les coliques du nourrisson ne nécessitent quasiment jamais de médicament. Aucun traitement médicamenteux n’a prouvé une efficacité supérieure à une prise en charge naturelle, d’après les récentes recommandations de la Haute Autorité de Santé. Toutefois, voici ce qui peut être proposé :
- Probiotiques : Certaines souches comme Lactobacillus reuteri peuvent réduire les pleurs d’environ 50 % chez 1 bébé sur 2, selon une méta-analyse publiée en 2025. Leur usage doit être encadré par le pédiatre.
- Adaptation du lait infantile : En cas de suspicion d’allergie ou d’intolérance, changement pour un lait hypoallergénique ou hydrolysé, mais toujours sur prescription médicale.
- Traitement spécifique : Si une maladie organique est suspectée (reflux sévère, constipation…), une prise en charge adaptée sera proposée par le médecin. L’automédication est contre-indiquée.
Pour ma part, je reste vigilant face aux nombreuses publicités pour des « gouttes miracles » ou des « médicaments naturels » trouvés sur internet. La prudence est de mise – les seuls traitements devant être utilisés sont ceux recommandés par un professionnel de santé, idéalement sur la base d’une consultation en personne. Beaucoup de remèdes « de grand-mère » n’ont jamais été validés scientifiquement, au contraire.
Quand faut-il consulter un médecin pour une colique du bébé ?
Si vous avez tenté plusieurs remèdes ou observez des changements inquiétants, consulter le pédiatre est primordial. Voici les situations qui doivent vous alerter :
- Pleurs inhabituels par leur durée ou leur intensité
- Fièvre persistante (>38°C)
- Vomissements répétés, jetés ou incoercibles
- Diarhée sévère, selles sanglantes ou noires
- Refus complet de téter ou de s’alimenter
- Perte de poids ou cassure de la courbe de croissance
- Bébé « mou », apathique ou très difficile à réveiller
En France, les urgences pédiatriques accueillent encore en 2026 plus de 25 000 bébés par an pour suspicion de coliques, mais seuls 5 % relèvent d’une cause organique grave. Faites confiance à votre intuition ; mieux vaut consulter « pour rien » que de passer à côté d’un véritable problème.
Les parents peuvent aussi trouver des conseils actualisés et fiables sur le site de la Ministère français de la santé ou de la Société Française de Pédiatrie.
Mon expérience me pousse enfin à rappeler que consulter rassure autant les parents que l’enfant. La peur est un facteur aggravant : un professionnel sait l’apaiser.
Quels conseils pratiques pour les parents face aux coliques de bébé ?
Au-delà des gestes concrets, la gestion du stress parental est essentielle. Les coliques bouleversent la relation parent-enfant, et il n’est pas rare que la fatigue gagne toute la famille.
- Alternez les relais : N’hésitez pas à passer le relai (conjoint, famille, ami) pour prendre l’air ou dormir un peu.
- Échangez avec les professionnels : Les puéricultrices et sages-femmes en PMI (Protection Maternelle et Infantile) apportent écoute et astuces personnalisées.
- Rejoignez un groupe de soutien : Les réseaux sociaux ou associations de parents permettent le partage d’expériences rassurantes et bienveillantes.
- Déculpabilisez-vous : Les coliques ne sont pas la conséquence d’une mauvaise pratique parentale – c’est la physiologie du bébé qui est en cause.
Un point rarement mis en avant : les coliques impactent le lien d’attachement précoce. Il m’est arrivé d’accompagner des mamans qui craignaient de « mal faire » ou de se détacher émotionnellement de leur bébé à force d’impuissance. Je vous encourage à verbaliser vos anxiétés auprès des soignants. Prendre soin de soi, c’est aussi prendre soin de son enfant.
Personnellement, j’ai constaté qu’un simple calendrier des pleurs affiché sur la porte du frigo aide à voir les progrès au fil des semaines et à relativiser l’intensité de la crise.
Quels sont les remèdes déconseillés ou les erreurs à éviter ?
Certaines solutions, bien que populaires, sont inefficaces voire dangereuses :
- L’automédication (antispasmodiques, sirops, huiles essentielles), potentiellement toxique et interdite avant six ans.
- Les plantes ou tisanes non validées par un professionnel, parfois à l’origine d’effets indésirables ou de réactions allergiques.
- Changer trop souvent de lait infantile sans avis médical – cela perturbe la flore intestinale du nourrisson et majore les troubles digestifs.
- Secouer ou bercer vigoureusement l’enfant en crise : cela ne fait qu’augmenter son agitation et court le risque du syndrome du bébé secoué.
- Alimenter bébé à la demande pendant ou juste après la crise : le laisser digérer au calme, l’espacer des repas, lui offre davantage de confort.
Selon le rapport 2025 de l’INSERM, les erreurs parentales liées à une mauvaise information restent la première cause d’aggravation bénigne des symptômes.
Dans ma pratique, j’ai vu des parents bien intentionnés suivre les conseils de forums peu fiables, ce qui aboutissait parfois à des hospitalisations évitables. Soyez prudents : l’avis médical reste la meilleure arme contre les fausses solutions.
FAQ et idées reçues sur les coliques du bébé
Voici un tour d’horizon des questions que l’on me pose le plus fréquemment, avec réponses en 2026 :
- Les coliques abîment-elles le ventre du bébé ? Non. Elles ne laissent aucune séquelle ni problème digestif ultérieur.
- Dois-je arrêter d’allaiter si mon bébé a des coliques ? Non, l’allaitement n’en est généralement pas la cause. Seule une allergie rare justifie une adaptation alimentaire.
- La colique est-elle plus fréquente si le bébé est anxieux ? Non, mais un environnement serein améliore souvent la situation.
- Le papa ou la seconde maman peut-elle faire autant que la maman ? Oui, les deux parents sont aussi compétents lorsqu’il faut rassurer et soulager le bébé.
- Faut-il forcer le rot après chaque tétée ? Cela peut aider, mais ce n’est pas obligatoire si le bébé n’a pas l’air gêné.
- Peut-on prévenir totalement les coliques ? Malheureusement, non. Mais l’information, la bienveillance et les gestes doux limitent leur durée et leur intensité.
À mon avis, mieux vaut déconstruire les mythes : les coliques sont un passage quasi inévitable, qui ne traduit ni une anomalie, ni un échec parental.
Conclusion : que retenir pour soulager
FAQ
Quels sont les signes d’une colique chez le bébé ?
Vous pouvez reconnaître une colique chez votre bébé lorsqu’il pleure intensément, souvent en fin de journée, sans cause apparente. Il pourra replier ses jambes sur son ventre, avoir le visage rouge ou tendu, et sembler inconsolable malgré vos efforts pour le calmer.
Pourquoi les bébés ont-ils des coliques ?
Les coliques du nourrisson restent un phénomène courant et bénin. Elles proviendraient d’une immaturité du système digestif, d’une ingestion d’air lors des tétées, ou parfois d’une sensibilité émotionnelle. Vous n’avez rien fait de mal, cela passe généralement avec l’âge.
Quand consulter un professionnel de santé pour les coliques de bébé ?
Je recommande de consulter si les pleurs semblent inhabituels, si votre bébé présente d’autres symptômes comme de la fièvre, des vomissements ou ne prend pas de poids. Lorsque vous avez des doutes, il vaut toujours mieux demander conseil à un professionnel.
Quel rôle joue l’alimentation de la mère dans les coliques du bébé allaité ?
Certains bébés allaités semblent sensibles à certains aliments consommés par leur maman. Si vous pensez qu’un aliment pourrait causer des coliques, vous pouvez en parler avec votre professionnel de santé avant de modifier votre régime.




