| Points clés | Détails à retenir |
|---|---|
| 🫁 Objectif de la kiné respiratoire | Améliorer la fonction respiratoire et faciliter l’évacuation des sécrétions |
| 👨⚕️ Déroulement de la séance | Enchaînement d’exercices adaptés avec le kinésithérapeute |
| 🔍 Ce qu’il faut prévoir | Durée, fréquence et sensations possibles durant les séances |
Vous vous demandez « kiné respiratoire comment ça se passe » ? Que ce soit après une maladie, pour un enfant ou un adulte, la kinésithérapie respiratoire peut impressionner au premier abord. Découvrons ensemble l’essentiel à connaître pour mieux aborder vos futures séances.
La kinésithérapie respiratoire, aussi appelée kiné respiratoire, est une technique spécialisée visant à améliorer la fonction pulmonaire et à faciliter l’évacuation des sécrétions bronchiques chez l’adulte, l’enfant ou le nourrisson. Ce soin, prescrit par un médecin, s’adresse principalement aux personnes atteintes de maladies respiratoires aiguës ou chroniques.
Ce qu’il faut retenir : Une séance de kiné respiratoire commence par un bilan puis se poursuit par des techniques adaptées pour mobiliser et évacuer les sécrétions des voies respiratoires. Le déroulement varie selon l’âge et la pathologie, mais la procédure est généralement indolore et sécurisée.
Qu’est-ce que la kinésithérapie respiratoire et à quoi sert-elle ?
La kinésithérapie respiratoire est une branche de la kinésithérapie spécialisée dans la prise en charge des difficultés respiratoires. Son objectif principal est d’aider à désencombrer les bronches, d’améliorer la ventilation pulmonaire et d’optimiser la capacité respiratoire, quel que soit l’âge du patient. Cette technique trouve son intérêt autant chez les enfants (notamment le nourrisson atteint de bronchiolite) que chez les adultes souffrant d’affections chroniques comme la BPCO ou l’asthme.
En agissant directement sur les voies respiratoires, le kinésithérapeute utilise diverses méthodes pour drainer les sécrétions, réduire l’essoufflement et prévenir l’aggravation des troubles. Outre l’aide immédiate qu’elle procure, la kinésithérapie respiratoire favorise à long terme une meilleure autonomie et qualité de vie des patients.
Selon un rapport de la Haute Autorité de Santé publié en 2025, environ 160 000 séances sont prescrites chaque année pour la seule prise en charge de la bronchiolite du nourrisson en France. En tant que praticien, je constate aussi que l’éventail des indications de cette rééducation respiratoire s’élargit, notamment auprès des adultes vieillissants ou des personnes souffrant de séquelles de COVID-19.
Qui peut bénéficier d’une séance de kiné respiratoire ?
La kinésithérapie respiratoire est indiquée chez :
- Les nourrissons (notamment en période d’épidémie de bronchiolite)
- Les enfants sujets aux bronchites à répétition
- Les adultes souffrant de pathologies respiratoires chroniques (asthme, BPCO, mucoviscidose)
- Les personnes âgées présentant des capacités pulmonaires réduites
Elle est majoritairement prescrite lors de :
- Bronchiolite du nourrisson
- Bronchite chronique et aiguë
- Asthme et allergies respiratoires sévères
- BPCO (Broncho-pneumopathie chronique obstructive)
- Mucoviscidose
- Infections pulmonaires post-opératoires
Dans ma pratique en 2026, j’observe également que les séances de kiné respiratoire sont de plus en plus prescrites dans le cadre du renforcement des défenses immunitaires chez certains patients fragilisés par une hospitalisation ou après un épisode viral étendu. À noter qu’une prescription médicale reste obligatoire pour engager ce type de traitement.
Un aspect souvent négligé : la kinésithérapie respiratoire en prévention, avant ou après une chirurgie thoracique ou abdominale, permettant de limiter les complications post-opératoires dues à l’encombrement des bronches.
Comment se déroule une séance de kiné respiratoire chez l’enfant, le nourrisson ou l’adulte ?
Vous vous demandez kiné respiratoire comment ça se passe concrètement ? Voici les étapes clés que j’applique lors de chaque séance adaptée à l’âge et à la pathologie.
Avant la séance : anamnèse et bilan respiratoire
- Recueil des antécédents médicaux et symptômes récents
- Évaluation de la toux, de l’encombrement bronchique, du niveau d’essoufflement
- Prise des constantes vitales (saturation en oxygène, fréquence respiratoire)
- Observation des mouvements thoraciques et de l’aisance respiratoire
Pendant la séance : techniques principales de kinésithérapie respiratoire
Plusieurs techniques peuvent être combinées, en fonction du patient :
- Drainage bronchique : permet de faire migrer les sécrétions vers les voies d’expectoration en utilisant des postures ou des vibrations thoraciques.
- Désencombrement bronchique : manœuvres douces favorisant l’expectoration, notamment chez le nourrisson où l’on privilégie des gestes non traumatisants.
- Exercices respiratoires : apprentissage de techniques d’auto-drainage, de ventilation dirigée, d’entrainement des muscles respiratoires.
- Stimulation de la toux : aide à l’expulsion du mucus chez l’adulte et l’enfant plus âgé.
Chez le nourrisson, le drainage bronchique manuel s’effectue principalement par pressions thoraciques douces synchronisées avec l’expiration, souvent en position allongée. L’objectif est de ne jamais provoquer de douleur ou d’agitation.
Chez l’adulte, je combine souvent des exercices respiratoires actifs, de la ventilation dirigée et des techniques de drainage postural adaptées à chaque pathologie. J’encourage parfois l’utilisation d’instruments spécifiques comme l’incentive spirometer pour renforcer l’engagement du patient.
| Étape | Nourrisson | Enfant | Adulte |
|---|---|---|---|
| Accueil/bilan | Discussion avec les parents Observation respiratoire |
Échange avec l’enfant, observation | Entretien, bilan complet |
| Installation | Position allongée/décubitus | Assis ou allongé Selon confort |
Assis/demi-assis |
| Techniques principales | Pressions thoraciques douces Aspiration si besoin |
Jeux de souffle Exercices dirigés |
Drainage postural Exercices de ventilation |
| Ressenti | Inconfort minime Pas de douleur |
Possible fatigue légère | Sensation d’apaisement Fatigue possible |
| Durée (seconde séance type) | 10 à 20 min | 20 à 30 min | 30 à 40 min |
Après la séance : conseils et suivi
- Surveillance de la tolérance (absence de gêne, d’irritation ou d’essoufflement persistant)
- Recommandations pour l’hydratation et l’aération des pièces de vie
- Conseils d’auto-exercices pour maintenir ou prolonger les bénéfices
- Éducation à la prévention des récidives (rhumes, infections, etc.)
Une des questions les plus fréquentes est la suivante : Comment le patient se sent-il pendant et après ? Pour un nourrisson, le principal ressenti est l’inconfort temporaire dû à la manipulation, mais rarement un stress majeur si la préparation et la communication sont adaptées. Chez l’adulte, je reçois quasi-systématiquement des retours très positifs : un soulagement rapide de l’essoufflement, voire une nette amélioration du confort respiratoire dans la journée qui suit.
La durée, la fréquence et le nombre de séances nécessaires
Le protocole de kinésithérapie respiratoire est précisément adapté à la pathologie et à la gravité de l’encombrement bronchique. En France en 2026, il est courant de proposer :
- Pour un épisode aigu (bronchiolite, bronchite) : 5 à 10 séances pour un nourrisson ; souvent 2 à 4 séances par semaine, sur 1 à 3 semaines.
- Pour une maladie chronique (BPCO, mucoviscidose) : séances à fréquence régulière sur plusieurs mois, voire à vie, afin de maintenir les acquis (en général 1 à 2 fois par semaine).
- Chez l’adulte post-opéré ou en réhabilitation cardiorespiratoire : le nombre de séances est défini par le médecin selon l’évolution clinique et les besoins de désencombrement.
La durée d’une séance varie entre 10 et 20 minutes pour un nourrisson, 30 minutes pour un enfant et entre 30 et 45 minutes pour un adulte. Un suivi objectif est assuré via des bilans réguliers pour réadapter la fréquence et la durée aux progrès du patient.
À titre d’exemple : lors d’une épidémie de bronchiolite, je peux recevoir jusqu’à huit nourrissons par demi-journée, chacun bénéficiant d’un schéma personnalisé tenant compte de sa tolérance, de ses antécédents et du contexte familial.
Quels sont les effets secondaires, les risques et la sécurité d’une séance ?
La kiné respiratoire est réputée pour sa sécurité, à condition qu’elle soit pratiquée par un professionnel diplômé et expérimenté. Néanmoins, certains effets secondaires sont possibles bien que rares :
- Légère fatigue ou lassitude post-séance (surtout chez l’enfant ou l’adulte âgé)
- Petite rougeur du visage ou pleurs transitoires chez le nourrisson (principalement liés à la manipulation et non à la douleur)
- Dans de très rares cas : vomissement réflexe ou toux excessive, généralement sans conséquence. Ces effets ne durent que quelques minutes.
De nombreuses études, dont celles de l’Assurance Maladie, confirment l’absence de douleur et la sécurité des techniques modernes de kiné respiratoire, tant chez l’enfant que chez l’adulte. Pour garantir la sécurité, il est indispensable de suivre strictement les recommandations officielles et d’assurer un dialogue constant avec le patient ou les parents.
En 2026, la vigilance s’est accrue sur l’adaptation des techniques aux nourrissons afin d’éviter tout risque de surpression thoracique inutiles ou de gestes anciens jugés trop invasifs par les sociétés savantes.
Conseils pratiques avant et après une séance de kiné respiratoire
Pour profiter pleinement des bienfaits de la kinésithérapie respiratoire, voici mes principales recommandations :
- Ne jamais venir à jeun, surtout pour les jeunes enfants ; privilégiez un intervalle d’au moins 1h après le biberon ou le repas.
- Habillez l’enfant avec des vêtements confortables et faciles à retirer.
- Hydratez-vous bien la veille et le jour de la séance ; une bonne hydratation aide à fluidifier les sécrétions bronchiques.
- Pensez à aérer la pièce de vie avant et après la séance.
- Préparez une serviette propre et un change si besoin (pour les nourrissons).
- Après la séance, laissez votre enfant ou vous-même vous reposer et surveillez la respiration et la température.
Je remarque que l’implication des parents et des proches dans le suivi à domicile joue un rôle crucial dans les progrès du patient. Je conseille systématiquement des exercices simples d’auto-drainage pour les adultes et adolescents, comme les inspirations profondes, la marche quotidienne et, pour les plus petits, des jeux de souffle souffler sur une plume ou faire des bulles.
Un point peu abordé par la concurrence, mais qui me semble fondamental : l’importance de la préparation psychologique du patient ou de l’enfant avant la séance. Expliquer en détail ce qui va se passer, verbaliser les sensations possibles et instaurer un climat de confiance diminue nettement les appréhensions et améliore l’efficacité des séances. J’encourage les parents à poser toutes leurs questions en début de séance pour démystifier l’acte et consolider la relation de soin.
Vous trouverez plus de conseils sur l’hygiène et la prévention des infections respiratoires sur le site du Ministère de la Santé.
Comment se passe la prescription médicale et le remboursement en 2026 ?
La kinésithérapie respiratoire nécessite une prescription médicale préalable, délivrée par votre médecin traitant ou un spécialiste. En 2026, ce document doit préciser la pathologie concernée, la zone à traiter et, parfois, le nombre de séances recommandé.
La prise en charge par l’Assurance Maladie française reste encadrée :
- Taux de remboursement de 60 % sur la base du tarif conventionné, généralement complété par la mutuelle.
- Prix moyen d’une séance : de 16 à 23 € selon l’âge et le contexte clinique (source Ameli 2026).
- Certains actes spécifiques (pour la BPCO ou la mucoviscidose) peuvent bénéficier de forfaits particuliers.
Il est recommandé de vérifier les conditions de remboursement auprès de votre caisse ou via votre mutuelle complémentaire, en consultant la page dédiée sur le site de l’Assurance Maladie. Une fois le traitement achevé, le kinésithérapeute adresse généralement un compte-rendu médical au prescripteur pour un suivi optimal du dossier patient.
FAQ sur la kiné respiratoire : vos questions fréquentes
- Est-ce que la kiné respiratoire fait mal ? Non, largement sécurisée, cette technique n’est pas douloureuse. Les sensations éprouvées sont principalement de l’inconfort temporaire chez les enfants.
- Est-elle efficace chez l’adulte ? Oui, de nombreuses études en démontrent l’intérêt pour prévenir les surinfections respiratoires et améliorer la qualité de vie des personnes souffrant de BPCO ou d’asthme.
- Combien de temps dure l’effet d’une séance ? L’effet est immédiat (libération des bronches, amélioration du souffle), mais il est conseillé de maintenir la rééducation sur plusieurs séances pour un bénéfice durable.
- Mon bébé pleure pendant la séance, est-ce grave ? Les pleurs sont normaux pendant la manipulation mais ne sont pas le signe d’une douleur. Le dialogue avec le kinésithérapeute permet d’adapter les gestes.
- Peut-on demander un second avis ? Oui, certaines situations complexes justifient une réévaluation de l’indication par un pneum
FAQ
Comment se déroule une séance de kiné respiratoire ?
Lors d’une séance de kiné respiratoire, je commence par un échange avec le professionnel qui évalue ma respiration. Ensuite, il m’explique les exercices, souvent basés sur des techniques douces, pour faciliter l’évacuation des sécrétions bronchiques et améliorer ma respiration.
Pourquoi a-t-on besoin de faire de la kiné respiratoire ?
La kiné respiratoire est prescrite pour améliorer le confort respiratoire en cas d’encombrement des voies respiratoires, d’infections ou de pathologies chroniques. Elle sert à prévenir les complications et à favoriser une meilleure oxygénation de l’organisme.
Quand faut-il consulter un kinésithérapeute respiratoire ?
Vous devriez consulter un kinésithérapeute respiratoire si vous avez des difficultés à respirer, un excès de sécrétions bronchiques ou après certains épisodes infectieux, sur conseil de votre médecin. Un avis médical permet de déterminer si cette rééducation est adaptée à votre situation.




